Avoria, Le Talisman des Âges

par | 27 Août 2026 | Chroniques, Fantasy, Science-Fiction, Services de presse

Titre : Avoria, Le Talisman des Âges

Auteur : Krys Duncan

Genre : SF/Fantasy

Éditeur : Astrial

Nombre de pages : 354 pages

Date de sortie : 01 janvier 2026

Couverture du roman Smash en plein cœur de Lucas Rufi.

Résumé :

Sur la planète Antaria, trois peuples vivent en parfaite harmonie depuis de nombreuses générations. C’est dans ce contexte que Tenrek, jeune officier de l’Ordre des Protecteurs, prend ses nouvelles fonctions. Mais lorsqu’une race de primates d’habitude inoffensive se met à attaquer des civils sans raison, il est loin de se douter que c’est en réalité le début d’une série d’événements qui changeront son destin à jamais.
De sa rencontre avec la belle Naëllya, princesse du royaume de Kangar, son affectation au sein de l’Escouade d’Intervention Spéciale, tout laisse présager qu’un terrible drame se prépare. Mais que sont ces forces qui œuvrent dans l’ombre ? Quel est leur lien avec le Talisman des Ages, une ancienne relique liée à une sombre prophétie ? Et si ce que Tenrek découvrait pouvait déterminer le sort de l’univers tout entier…

Avis :

 Tout d’abord, merci à Astrial Éditions pour l’envoi de la version numérique de ce roman.

Maintenant, je vais devoir être tout à fait honnête, Avoria, le talisman des âges, m’a laissé une impression assez mitigée.

Le roman raconte l’histoire de Tenrek, dans un mélange de science-fiction et de fantasy avec des pouvoirs psychiques, des créatures, du mystère…

Un livre qui s’annonçait donc passionnant. Malheureusement, j’ai eu beaucoup de mal avec cette lecture.

Dès le début, le roman propose plusieurs pages d’explications sur son univers, rien de grave pour l’instant, car le prologue permet de situer plus ou moins l’ambiance.

Mais une fois l’histoire réellement lancée, je me suis retrouvée régulièrement perdue. Certaines scènes manquent de contexte : je ne savais pas toujours précisément où se trouvaient les personnages, ce qu’ils faisaient ou comment ils étaient arrivés d’un endroit à un autre.

Ce manque de transitions et de descriptions rend parfois les scènes difficiles à visualiser. C’est d’ailleurs l’un des principaux problèmes que j’ai rencontrés pendant ma lecture : le roman raconte beaucoup, mais montre finalement assez peu. De même, les personnages, pour les plus secondaires, sont à peine survolés. Je n’ai pas eu l’impression de pouvoir m’attacher à eux à part Tenrek.

J’ai également trouvé que le rythme était bien trop rapide compte tenu de la quantité d’événements qui se déroulent tout au long du roman. L’auteur semble avoir énormément de choses à raconter et enchaîne rapidement les révélations, les missions, les affrontements et les événements importants. Le livre fait 354 pages, donc je comprends l’envie de raccourcir pour ne pas avoir un pavé, mais du coup, on a cette impression de manque de clarté. Comme la rencontre avec la princesse. C’est trop rapide. Oui, Tenrek l’a déjà rencontrée, mais pas le lecteur.

C’est dommage, car l’univers est riche, avec des idées originales dans un style mi-SF, mi-fantasy auquel je n’ai pas l’habitude, mais qui m’intéressait.

Et au-delà de ce rythme rapide, j’ai eu des difficultés dans ma lecture pour plusieurs autres raisons :

  1. La mise en page.

J’ignore comment est la mise en page de la version papier, mais pour l’ebook que j’ai reçu, les dialogues sont signalés par des points de liste. On est loin du cadratin ou même d’un simple tiret qui aurait évité d’avoir une ligne de dialogue compressée presque au milieu de la page. (Après un coup d’oeil à la version PDF également disponible pour la chronique, la mise en page est meilleure sur celle-ci.)

  1. Les erreurs de conjugaison.

Le livre est malheureusement truffé de fautes de conjugaison. Déjà, les terminaisons du passé simple ne sont pas bonnes et sont confondues avec de l’imparfait. (ai et ais. Exemple : Je sautai = passé simple. Je sautais = imparfait.) Pour rappel, une astuce simple quand on écrit à la première personne : passer le verbe à la troisième personne.

Je levai la main = Il leva la main – action ponctuelle, achevée.

Je levais la main = Il levait la main – action qui dure ou sert de contexte.

Et parmi les erreurs de conjugaison, on peut aussi retrouver des problèmes dans le choix du temps employés. Le récit alterne entre passé simple, imparfait et passé composé sans que ces changements soient cohérents.

Exemple :

L’extrait du roman :

Je lui confiais la dernière arme et nous nous sommes dépêchés de continuer. Dans la partie de gauche, nous avons retrouvé Nyssiane. Elle aussi avait du mal à croire à notre présence, elle se précipita dans les bras de Knixo, qui ne pouvait plus contenir sa joie.

Ce que cela aurait dû être selon moi :

Je lui confiai la dernière arme et nous nous dépêchâmes de continuer. Dans la partie de gauche, nous retrouvâmes Nyssiane. Elle aussi avait du mal à croire à notre présence, elle se précipita dans les bras de Knixo, qui ne pouvait plus contenir sa joie.

 

Ce qui est dommage pour d’aussi bonnes idées.

Conclusion :

Uu vrai potentiel, mais un livre malheureusement desservi par son manque de contextualisation et ses erreurs de français.

*Cet avis n’engage que moi et je conseille à chacun de se faire sa propre idée.

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